Bonjour à tous,
Nous voilà donc posés à Istanbul pour 6 jours. Au programme, visites et ballades le matin, sieste, préparation des bagages et soins divers et variés l’après-midi.
On s’octroie, Emilie et moi, une après midi farniente chacun, pas plus. Je grille mon joker d’entrée avec une sieste d’anthologie dès le premier jour et Emilie passe l’après midi du deuxième jour à croquer des pipas (c’est un truc du sud ouest, faut être du sud ouest pour aimer croquer des graines de tournesol qu’on a préalablement léchées).
Cela étant dit, passons aux visites !
Istanbul est clairement une ville de contrastes : contrastes entre des bâtiments somptueux, chargés de millénaires d’histoire (Sainte Sophie, mosquée bleue, palais de Topkapi, mosquée de Soliman le magnifique…) et, juste à côté, des bâtiments délabrés, quasi à l’abandon. Contraste également au niveau de la population, entre des femmes habillées à l’occidentale (quelques unes), et beaucoup de femmes voilées, beaucoup plus que dans les villes côtières. La présence de très nombreux touristes du Maghreb et des pays du Golfe explique sans doute en partie cet écart, mais quand même, c’est étrange pour nous. Contraste ensuite au niveau des boutiques, dans lesquelles on peut, par exemple, trouver en vitrine des dessous féminins que l’on n’oserait pas exposer en France alors que la plupart de ces magasins sont tenus … par des hommes…Contraste enfin, au niveau de la circulation automobile stambouliote…Ah non, là il n’y a pas de contraste, ils conduisent tous comme des ragondins !! Anatole m’a demandé quelle était la définition d’un ragondin, je lui est répondu : “Animal complètement idiot n’ayant absolument aucune des qualités requises pour conduire un scooter, une moto, une voiture, un bus ou un camion”. Il m’a regardé et m’a dit : ” Ah, OK, je comprends”. Je crois que mon fils est surdoué.
Bon, sinon, les visites. Mosquée bleue, grandiose mais pas du tout bleue. Se méfier des turcs, ils sont parfois filous…St Sophie est vraiment majestueuse, elle mériterait quelques rafraichissements mais vu la taille de l’édifice, on comprend que le proprio hésite à engager les travaux.
Les grands bazars sont vraiment beaux et agréables, on ne se sent pas agressés en permanence et, bien entendu, il n’y a aucune chinoiseries à vendre, que du véritablement fait en Turquie :-). Dans le bazar égyptien (bazar aux épices et sucreries), Anatole à encore quéri moultes bonbons. On pourrait vivre en Turquie sans jamais acheter la moindre nourriture pour notre fils ! Mais, vraisemblablement, il finirait diabétique…
Le clou du spectacle reste le palais de Topkapi, palais des sultans pendant pendant 6 siècles. Grandiose, superbe, les adjectifs manquent. Bon, le seul problème est qu’on avait vendu la visite de 3h à Anatole en lui racontant qu’on alait voir le trésor du Sultan (pièce maîtresse de la collection). Sauf qu’en arrivant, le trésor était fermé pour restauration !! Il a donc fallu expliquer encore et encore que le trésor avait été abimé par le temps et qu’il nécessitait un petit rafistolage, comme sa draisienne. Nous avons été sauvé par la salle des népées (épées en français dans le texte) où Anatole est tombé en admiration devant une népée, donc, hongroise, datant du 14eme siècle, et qui avait la longueur d’un cheval ! Le hongrois était costaud à l’époque pour manipuler ce genre d’engin !
Pour ma part (Emilie), je suis tombée en pamoison devant ces faïences somptueuses:
Nous passons nos après midi à préparer les vélos et la chariotte pour l’avion. Pour cela, nous avons besoin de cartons, de scotch et, idéalement, de cartons d’emballage de vélos. Comme notre bonne étoile ne nous lâche jamais, il se trouve qu’au pied de notre appartement il y a : un magasin de vélo (pour les cartons à vélos), un magasin de cartons (si, si, c’est vrai, à Istanbul, le carton est un business), et il y a vendeur de scotch dans la rue d’à côté ! Il nous faut quand même 4 après midis pour démonter et paqueter tout cela mais ça semble propre, en espérant qu’il n’y ait pas de problème pour l’embarquement.
Petits soins de nos personnes également, avec passage chez le barbier/coiffeur pour moi (génial !), et hammam très couleur local et coiffeur pour Emilie. Nous n’avons toujours pas réussi à faire entrer notre fils chez un coiffeur, 3 ans et demi qu’il tient le coup !!
Gule Gule
Bises